"L’Imposture 26 - Liaisons" (2013-2014) ©Véronique Buist

"L’Imposture 26 - Liaisons"
(2013-2014)
©Véronique Buist

Istanbul (suite)


Voici la suite du périple à Istanbul, ville à mi-chemin entre l’Europe et l’Asie, séparée entre deux continents par ce magnifique Bosphore et les nombreuses mosquées.

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Outre la prière, prendre le thé et fumer de la shisha est un rituel quotidien pour les Stambouliotes. Il s’agit vraiment d’un moment de détente où l’on s’adonne souvent à jouer au backgammon. À peu près tous les cafés proposent le jeu de table.

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Le paysage, naturel et construit, est contemplatif à souhait. Que ce soit la beauté d’un coucher de soleil sur l’eau ou la complexité des motifs décoratifs d’une mosquée, la mémoire tente de suivre le rythme des yeux. Et quand la mémoire doute, l’appareil photo prend la relève et espère capter l’essence de ce que l’on a devant soi.

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J’avais envie de voir la mer.
La couleur intensément bleutée de l’eau, particulière à cette région.
Le Bosphore, il y a un moment que je rêvais de le voir.
Sans savoir expliquer pourquoi, il y a certains endroits comme ça qui nous attirent et nous intriguent. 

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Le Bosphore fait écho à un projet de l’artiste Sophie Calle que j’ai récemment découvert. “Voir la mer” s’explique comme suit par l’artiste: “À Istanbul, une ville entourée par la mer, j’ai rencontré des gens qui ne l’avaient jamais vue.
J’ai filmé leur première fois.” Un catalogue d’exposition est également disponible aux éditions Actes Sud.

Et pour une rare fois, j’ai un cliché de mon amoureux et moi. Argentique en plus! Merci Sam & Élise d’être nos grands complices.
xx

V.

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Istanbul

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L’idée était de passer le temps des fêtes ailleurs qu’à Paris.
On avait envie d’être dépaysés. Notre choix s’est porté sur Istanbul, en Turquie. Pays où Noël n’est pas souligné, où la neige et les sapins décorés sont inexistants, reste que l’expérience était toute bienvenue. 

La nourriture et la culture sont pour moi les deux meilleurs moyens de découvrir et de comprendre les endroits que je visite. Le Bosphore, étendue d’eau d’un bleu indescriptible, occupe une grande place dans le paysage et amène son lot de produits de la mer. 


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La bouffe est partout dans ma vie. 
À chaque instant. 
Et j’aime ça.

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Les gens et les marchés.
Encore et toujours.
Je suis attirée par ce désordre compréhensible, par ces espaces exigus et la façon dont les marchands s’y retrouvent. Le grand Bazar est une famille. Le vendeur de thé serpente à travers les kiosques et ramasse les petites tasses qui ont été abandonnées une fois vide. Et lorsque tu achètes trois foulards plutôt qu’un (parce que tu as dealé un beau rabais), le vendeur te demande si tu n’as pas envie d’un tapis, d’une lampe ou d’une voiture à louer disponible chez son cousin. On discute, on respecte l’art de marchander sérieusement, on se fait offrir un thé à la pomme, on fait semblant d’hésiter et puis on ressort, les yeux conquis. Parce que le souvenir n’est pas uniquement dans l’objet que l’on rapporte chez soi, mais également dans la façon dont on l’a marchandé, le prix qu’on l’a payé et la poignée de main qui a soldé la vente.

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V.

Home sweet home



© Véronique Buist


De retour à Paris, la tête pleine d’images et beaucoup de thé dans mes bagages. Je compte bien voguer sur mon london hype le plus longtemps possible…

V.

Feuilleter son cahier à dessin

Et trouver ça:
Une étude comparée, version ticket de métro.

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© Véronique Buist - 2013

© William S. Burroughs - The Photographers’ Gallery // London #art #photograph (à Photographers’ Gallery)

© William S. Burroughs - The Photographers’ Gallery // London #art #photograph (à Photographers’ Gallery)

La destination universelle

Et comme chaque fois, à chaque nouvelle destination,
je me retrouve inévitablement dans un marché.

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© Véronique Buist - 2013

(…)

Déambuler dans la ville.
Se rendre chez des amis.
Croquer leur chez-soi.
Et laisser courir les aiguilles sur le cadran.
Les choses simples sont souvent les meilleures.


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© Véronique Buist

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© Véronique Buist


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© Véronique Buist


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© Véronique Buist


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© Véronique Buist


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© Véronique Buist

Le meilleur de 2013

Début janvier, la ville au ralenti. Petit clin d’oeil par-dessus l’épaule afin de regarder le meilleur de l’année qui s’est terminée. Je m’étais fait la promesse d’oser plus, que ce soit à travers l’oeil de ma caméra ou avec mon crayon. Arrêter de douter. D’appuyer plus sur le déclencheur, de gribouiller plus de pages. Et surtout, ne pas hésiter à être spontanée.

Cette prise de risque impliquait donc d’emporter une caméra (et des pellicules) avec moi le plus souvent possible et dans des contextes différents.

Ça tombait bien parce qu’en janvier, j’avais la chance de me rendre chez de très bons amis à Bruxelles. C’est là-bas, caché dans le marché Jeu de Balles, que j’ai trouvé mon 35mm Minolta qui allait me suivre toute l’année.

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La Grand-Place, Bruxelles, immortalisée par mon Rolleiflex 120mm
© Véronique Buist 

Et s’en est suivi une tonne de découvertes, d’endroits, de gens, d’odeurs et de couleurs après ceci. Mes caméras photos sont les premières choses que je glisse dans mes valises.

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La serre givrée, sur l’île Djurgarden à Stockholm.
© Véronique Buist

Avec la fin de l’été, je me suis rendue compte de la chance que j’avais eu d’avoir (re)découvert autant de villes en si peu de temps: Bruxelles, Stockholm, Berlin, Amsterdam, Montréal, sud de la France ainsi que Pornichet, en Bretagne. 

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Sur un marché, Amsterdam. Minolta SRT-101
© Véronique Buist

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Mes bébés-frères, dans le soleil.
© Véronique Buist

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Le rituel, Rotterdam.
© Véronique Buist

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Bar, Bruxelles. 
© Véronique Buist

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Vue sur mer, Pornichet.
© Véronique Buist

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Cet homme. Café de la Pointe St-Eustache, Paris
© Véronique Buist

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Le quotidien inutile, Paris.
© Véronique Buist

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La fin de l’été sous les ponts de Paris
© Véronique Buist

Cet automne, un ami est venu me rendre visite (comme beaucoup d’autres aussi cette année). Les quelques moments passés avec lui autour d’un café ou en arpentant la ville ont été inspirants. Ça m’a permis de réaliser à quel point la création était le point central de ma vie. Je voulais, pour 2013, mettre de l’avant cet aspect dans ma vie professionnelle et je peux dire que j’ai réussi. 

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Des mains tellement pleines de talent
© Véronique Buist

Emporter sa caméra partout comporte tout de même certains risques. Recevoir de la bière sur ta lentille, perdre une partie des clichés à cause d’une pellicule mal embrayée, échapper ton sac sur le béton, avoir peur que les pellicules fondent dans le coffre de la voiture sur la côte portugaise… et même te faire piquer ton appareil le 1er de l’an, alors qu’il ne te reste que deux poses avant de décharger la pellicule. Prendre des risques. J’en avais envie et ça m’a donné de magnifiques résultats!

Vivement 2014!

XMAS 2013

Je serai les deux pieds à mi-chemin entre deux continents, l’appareil au cou, le coeur heureux et je penserai à vous.

Faites mentir les gens qui disent que le temps des fêtes est stressant. Embrasser sa grand-maman, jouer avec ses petits cousins, prendre un café avec un ami, partir découvrir un nouveau pays… Après tout, on donne la signification qu’on veut à Noël, non?

Joyeux Noël & bonne année!

V.